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Informations santé

Intoxications : Produits et aliments du quotidien

Les intoxications chez le Perroquet de Compagnie

Dr. Ioan Mihai SZALO1, Dr. Frédéric GANDAR1, Dr. Christine CUVELIER2

1 Clinique aviaire, des rongeurs et des lagomorphes, Département clinique des animaux de compagnie et des équidés, Faculté de Médecine Vétérinaire, Boulevard de Colonster 20 B42, 4000 Liège

2 Service de Pharmacologie, Pharmacothérapie et Toxicologie des animaux domestiques, Département des Sciences Fonctionnelles, Faculté de Médecine Vétérinaire, Boulevard de Colonster 20 B41, 4000 Liège

 

 

3. Les produits et aliments du quotidien

 

Dans les précédents articles, nous avons abordé la toxicité des métaux lourds et des végétaux ; nous envisageons cette fois les produits et aliments du quotidien pouvant se révéler nocifs pour les perroquets.

Bien évidemment, nous ne détaillerons que les toxiques les plus fréquemment responsables d’intoxications, cet article ne constitue donc, en aucun cas, une liste exhaustive des produits toxiques pour le perroquet.

Dans un premier temps, cet exposé traitera des toxiques par inhalation, avant de se consacrer aux aliments puis aux produits ménagers.


 Toxiques par inhalation

Mise à jour le Dimanche, 10 Janvier 2010 15:30 Lire la suite...

Les plantes toxiques

 2. Les plantes toxiques

Les intoxications chez le perroquet de compagnie

 

Dr. C. CUVELIER1, Prof. P. GUSTIN1, Dr. I. M. SZALO2, Dr. F. GANDAR2, Prof. V. DEMOULIN3
1 Service de Pharmacologie, Pharmacothérapie et Toxicologie des animaux domestiques, Département des Sciences Fonctionnelles, Faculté de Médecine Vétérinaire, Boulevard de Colonster 20 B41, 4000 Liège

2 Clinique aviaire, des rongeurs  et des lagomorphes, Département clinique des animaux de compagnie et des équidés, Faculté de Médecine Vétérinaire, Boulevard de Colonster 20 B42, 4000 Liège

3 Service d’algologie, mycologie et systématique expérimentale, Département des sciences de la vie, Faculté des Sciences, Institut de Botanique, B22, 4000 Liège

Dans un premier article relatif aux intoxications chez le Perroquet de Compagnie, nous avons abordé la toxicité potentielle des métaux lourds en nous focalisant plus particulièrement sur le plomb et le zinc.

Dans ce second article, nous envisageons une autre source potentielle de toxiques : les végétaux.

L’accent sera mis sur les végétaux toxiques pouvant être présents à l’intérieur de nos maisons, mais nous n'aborderons pas, ou très peu, les plantes, arbres et arbustes toxiques présents dans nos jardins. Il ne constitue donc en aucun cas une liste exhaustive de tous les végétaux toxiques pour le perroquet. Par ailleurs, il faut savoir qu’établir une telle liste relèverait de l’impossible, puisque la toxicité de nombreuses plantes à l’égard des perroquets de compagnie n’est pas connue.

Cet exposé sera divisé en deux parties. La première sera consacrée à la toxicité de certains végétaux issus de l’alimentation humaine, la seconde, à la toxicité des plantes d’intérieur les plus courantes.

 Végétaux issus de l’alimentation humaine

Certains aliments faisant partie du régime alimentaire de l’homme peuvent constituer une source de substances toxiques pour les oiseaux de compagnie, puisque les propriétaires partagent parfois leur nourriture avec leurs animaux domestiques.

C’est ainsi que l’avocat, les rhubarbes, l’oignon et l’ail contiennent des principes toxiques susceptibles d’être à l’origine d’intoxication chez les animaux de compagnie, s’ils sont ingérés en quantités suffisantes. Concernant spécifiquement les perroquets de compagnie, relativement peu d’informations sont disponibles dans la littérature scientifique. Ainsi, le plus souvent, il faut extrapoler au perroquet les données relatives à la toxicité des plantes chez d’autres types d’oiseaux/animaux.

Il est important de signaler ici que dans le domaine de la toxicologie, les risques encourus par un animal ou un homme suite à l’ingestion d’une substance sont toujours fonction de la dose ingérée. Paracelse, au 16e siècle, disait déjà : « Dosa sola fecit venenum » ou encore « seule la dose fait le poison ». Ainsi, par exemple, les régimes alimentaires des perroquets de compagnie doivent contenir approximativement 7 à 8 % de graisses afin de couvrir les besoins de l’animal. Des excès de graisses, via des régimes gras, sont nocifs pour la santé du perroquet. A titre d’illustration, donner une graine de tournesol en friandise à son perroquet une fois par jour n’aura aucun effet néfaste sur celui-ci. Par contre, utiliser une ration alimentaire exclusivement composée de graines de tournesol (50 % de graisses) entraînera une grave atteinte du foie (stéatose hépatique) avec, in fine, souvent la mort de l’animal.

Avocat.
La toxicité de l’avocat (Persea americana) a été rapportée chez les psittacidés, et plus particulièrement chez les perruches calopsittes, ainsi que chez les canaris. Une étude expérimentale a ainsi montré que l’ingestion de quantités restreintes d’avocats (1 ml d’une mixture à base d’avocat écrasé et d’eau) entraînait la mort de la plupart des perruches 24 à 48 heures après l’administration. Les symptômes présentés par les animaux étaient par ailleurs très peu spécifiques (fatigue, aspect ébouriffé des plumes, respiration difficile,...), certains oiseaux mourant sans même montrer de signe clinique. La toxicité de l’avocat a également été observée chez d’autres espèces d’oiseaux. Ainsi, en République d’Afrique du Sud, 9 autruches sont mortes d’une défaillance cardiaque suite à l’ingestion de feuilles et de fruits immatures d’avocatier.

 Oignon et ail
L’oignon (Allium cepa) est bien connu des vétérinaires pour sa toxicité potentielle à l’égard de nombreuses espèces domestiques. D’une façon plus générale, de nombreuses plantes du genre Allium sont considérées comme pourvues d’une certaine toxicité si elles sont consommées en quantités importantes.

C’est le cas de l’ail (Allium sativum), mais aussi du poireau (Allium porrum), de l’échalote (variétés d’oignon et Allium oschaninii) et de la ciboulette (Allium schoenoprasum).

La dose toxique de ces différents végétaux n’est pas connue chez les perroquets de compagnie, mais chez le chien, par exemple, l’ingestion de 15 à 30 g d’oignons par kg de poids vif entraîne l’apparition de symptômes d’intoxication. En d’autres termes, un chien de 10 kg qui ingérerait 150 à 300 g d’oignons — crus ou cuits, peu importe — va montrer des signes cliniques. Des auteurs ont par ailleurs rapporté le cas d’une conure de Weddell (Aratinga weddelli) de 67 g, morte 2 jours après avoir ingéré une demi gousse d’ail (soit approximativement 1 g d’ail).

Les végétaux du genre Allium contiennent notamment des substances soufrées insaturées à action oxydante responsables d’une altération de l’hémoglobine, le transporteur de l’oxygène dans le sang. Il en résulte des symptômes divers tels que fatigue, faiblesse, augmentation de la fréquence cardiaque, muqueuses pâles,... apparaissant en général quelques jours après l’ingestion du toxique.

Rhubarbes
La famille des Polygonacées comprend 30 genres et 750 espèces, parmi lesquelles on trouve les rhubarbes (Rheum spp) et les oseilles (Rumex spp.).
La toxicité de ces végétaux est surtout liée à la présence d’acide oxalique, un composé responsable d’une altération des reins et pourvu de propriétés corrosives, à l’origine d’une irritation sévère du tractus digestif. Notons que les « intoxications oxaliques » ne concernent pas uniquement les espèces végétales des genres Rheum et Rumex.

Il existe en effet un ensemble de plantes dites « à oxalates », qui regroupe notamment les Dieffenbachia et les Philodendron (cf. ci-dessous), les betteraves, ... Les doses toxiques de ces différents végétaux chez les psittacidés ne sont malheureusement pas connues, les seuls cas d’intoxication répertoriés étant relatifs aux bovins, aux moutons, ainsi que chez l’homme.

A côté des ces aliments, il faut mentionner la toxicité des noyaux de certaines variétés de Prunus. Ainsi, les noyaux d’abricots (Prunus armeniaca), de pêches (Prunus persica), de prunes (Prunus domestica) ainsi que les amandes (Prunus dulcis) renferment des composés cyanogènes, c’est-à-dire des substances qui, lors de la digestion, libèrent du cyanure. Les teneurs sont cependant variables selon les espèces et variétés considérées, et la mastication des noyaux est nécessaire pour permettre la libération des principes toxiques.

Le cyanure est un poison puissant, donnant lieu en général à une intoxication foudroyante : convulsions, difficultés respiratoires et mort en quelques minutes.

Par conséquent, on évitera soigneusement de laisser les perroquets grignoter, croquer, casser et/ou avaler les noyaux de ces végétaux.

 

Plantes d’intérieur

Figure 1 : Le Muguet                                                     

Le muguet (Convallaria majalis) (figure 1),

Membre de la famille des Liliacées, est également une plante pourvue d’une certaine toxicité, qui se manifeste par des signes de défaillance cardiaque. Présent dans les maisons aux alentours du 1er mai, le muguet fait partie des 15 plantes les plus fréquemment citées dans les appels téléphoniques du Centre Antipoisons belge. La dose toxique du muguet pour les psittacidés n’est cependant pas connue. Notons que la famille des Liliacées comporte d’autres plantes toxiques.

 Figure 2 : Lilium Croceum

C’est notamment le cas des lys (Lilium spp. et Hemerocallis spp.) (figure 2), souvent utilisables comme fleurs à couper.

Bien que la toxicité de ces végétaux à l’égard des perroquets de compagnie — voire des oiseaux en général — ne soit pas connue, on sait en revanche que leur ingestion provoque des atteintes rénales graves chez le chat. Trois à 10 feuilles seraient ainsi suffisantes pour entraîner la mort chez cette espèce.

En l’absence d’information plus spécifique pour les psittacidés et par mesure de précaution, on ne peut que conseiller au propriétaire d’éviter de disposer ce type de plantes dans l’environnement immédiat de leur animal. A côté du muguet et des lys, mentionnons encore le cas des végétaux du genre Aloe, membres eux aussi de la famille des Liliacées.

La consommation de thé et de gélules à base d’Aloe vera semblerait en effet avoir été à l’origine de jaunisses aiguës chez des patients humains. La littérature mentionne également des cas de blocages rénaux chez des hommes ayant ingéré des extraits d’Aloe vera. A nouveau, il faut constater qu’il n’existe aucune donnée concernant la toxicité de ces végétaux chez les oiseaux.

Néanmoins, vu la toxicité rapportée chez l’homme, la prudence est de rigueur et il convient d’éviter de placer ces plantes dans des endroits accessibles au perroquet. Les plantes du genre voisin Haworthia ont une composition chimique similaire à celle des Aloe et sont parfois cultivées en appartement. A ce titre, il est également préférable de ne pas disposer des Haworthia dans l’environnement direct des perroquets. Nous avons en effet connaissance d’un décès de chat qui leur soit imputable.

 
Figure 3 : Dieffenbachia  Figure 4  : Philodendron  

Les Dieffenbachia (figure 3), les Philodendron (figure 4), les Monstera (figure 5) et les Epipremnum sont des plantes d’appartement appartenant à la famille des Aracées.

Ces végétaux sont bien connus des centres antipoisons. Ainsi, les Dieffenbachia, les Philodendron et les Monstera font partie des 30 plantes les plus fréquemment responsables d’appels téléphoniques au Centre Antipoisons belge. Gardons évidemment à l’esprit que le nombre des appels n’est que le reflet de la fréquence de ces plantes dans l’environnement domestique.

La toxicité des Aracées est liée notamment à la présence d’oxalates de calcium responsables d’irritations intenses au niveau des muqueuses, ainsi qu’à celle de toxines encore mal identifiées à l’heure actuelle, qui pénétreraient dans l’organisme à la faveur des blessures occasionnées par les oxalates de calcium.

Parmi ces Aracées d’appartement, distinguons les plantes du genre Dieffenbachia, qui ne sont pas grimpantes et qui sont les plus dangereuses, et les autres. Concernant les Dieffenbachia, il s’agit de plantes dont la toxicité à l’égard des animaux domestiques n’est plus à démontrer : des cas d’intoxication chez des chiens, des chats et des lapins ont été répertoriés, suite au mâchonnement et/ou à l’ingestion de la plante. Les propriétaires d’oiseaux doivent également se méfier de cette plante.

Une étude menée sur des canaris (Serinus canaria) a montré que l’ingestion par gavage de 120 mg de Dieffenbachia entraînait la mort des animaux en 1h30 à 2h00. Une étude similaire effectuée sur des perruches ondulées (Melopsittacus undulatus) n’a par contre révélé aucune toxicité. En l’absence de donnée spécifique aux perroquets, la prudence est tout de même de rigueur et il est préférable d’éviter de placer ce type de plantes dans des endroits accessibles aux perroquets.

La toxicité du Dieffenbachia se manifeste lors du simple contact de la section de la tige ou des feuilles, sans qu’il soit nécessaire de l’avaler. Il s’en suit une forte irritation de la bouche et du pharynx pouvant se traduire notamment par une salivation excessive, un gonflement de la langue, une déglutition et une respiration difficiles.

Parmi les autres Aracées d’appartement problématiques, citons les végétaux du genre Philodendron, mais aussi et surtout, Monstera deliciosa, une des Aracées les plus fréquentes, et qui est souvent communément appelée « philodendron ».

La toxicité de ces végétaux semble moins prononcée que celle du genre Dieffenbachia. Des symptômes d’intoxication ont néanmoins été rapportés chez des enfants : réactions locales telles que rougeur de la lèvre et sensation de brûlure, liées à l’ingestion de feuilles. Des articles abordent également la toxicité des Philodendron chez le chat, mais l’identité de la plante en cause n’a pas toujours été prouvée, le plus vraisemblable étant qu’il s’agisse en réalité de Monstera. L’un d’entre nous a par ailleurs constaté le décès brutal d’un campagnol ayant attaqué une feuille de Monstera.

Figure 5
Monstera 
 

Les plantes du genre Epipremnum font aussi partie des végétaux les plus fréquemment rencontrés à l’intérieur de nos maisons.

Il s’agit de plantes pouvant grimper sur tout type de support, mais qui peuvent également être laissées avec les tiges pendantes. Les symptômes, lors d’ingestion ou de contact avec la plante, se rapprochent de ceux décrits avec le Dieffenbachia.

Ceux-ci n’ont cependant été décrits que chez l’homme. Mentionnons enfin également une autre aracée d’appartement assez commune, Spathiphyllum spp., qui pourrait posséder une certaine toxicité. Des scientifiques ont en effet décrit le cas d’un cobaye qui, suite à l’ingestion d’une feuille de Spathiphyllum, a présenté un blocage des reins un mois après l’ingestion. Les chats seraient également sensibles, des irritations de la bouche ayant été décrites. Les oxalates contenus dans la plante seraient en cause.

Les plantes du genre Ficus (figuier en français) (figure 6) sont très fréquentes à l’intérieur des maisons, et en particulier les espèces Ficus benjamina et F. elastica. Parmi l’ensemble des végétaux, elles représentent d’ailleurs l’une des premières causes d’appels téléphoniques au Centre Antipoisons belge. Il s’agit pourtant de plantes relativement peu toxiques, même si leur ingestion peut donner lieu, chez l’homme, à une irritation du tractus digestif (vomissements, diarrhée). Des réactions allergiques ont également été décrites chez l’homme, se manifestant notamment par des démangeaisons, un gonflement des paupières, un larmoiement, un écoulement nasal, des éternuements et de l’asthme. Signalons aussi que certaines espèces de Ficus contiennent des substances à effet photosensibilisant pouvant provoquer, lors de simple contact de la peau avec les feuilles accompagné d’une exposition au soleil, de fortes irritations cutanées (rougeurs, vésicules et bulles sur la peau). La toxicité des ficus à l’égard des perroquets n’est cependant pas connue.

Figure 6
Ficus

Mentionnons encore la toxicité de certaines plantes de la famille des Crassulacées, dont notamment celle de plusieurs espèces du genre Cotyledon. Ce végétal est en effet connu pour contenir des substances cardiotoxiques, qui, consommées en grandes quantités, induisent des troubles du rythme cardiaque.
Une consommation régulière de petites doses est en revanche à l’origine de l’apparition progressive de troubles neurologiques et musculaires (paralysie).

Des cas d’intoxication ont ainsi été décrits dans la littérature notamment chez les ruminants. Aucun cas n’a cependant été relaté chez le perroquet. Les amateurs qui cultivent le Cotyledon doivent cependant rester vigilants. L’absence de données répertoriées dans la littérature scientifique concernant les oiseaux ne signifie pas une absence de toxicité chez ces espèces.

Enfin, abordons le cas de Euphorbia (Poinsettia) pulcherrima ou “rose de Noël » (figure 7). La toxicité de la rose de Noël a longtemps été discutée. A l’heure actuelle, elle est considérée comme relativement inoffensive, l’ingestion de quantités importantes pouvant tout au plus provoquer vomissements, douleurs abdominales et diarrhée chez l’homme. Les données relatives aux psittacidés sont minces. Lors d’une étude menée sur des perruches ondulées (Melopsittacus undulatus), l’ingestion par gavage d’extraits d’Euphorbia pulcherrima n’a entraîné aucun signe clinique d’intoxication.
 

Figure 7 : Euphorbia pulcherrima

 

Traitements
Le traitement des ces intoxications est relativement similaire quel que soit le toxique ingéré.

Il consiste à traiter symptomatiquement l’animal et à favoriser l’élimination du toxique ingéré, si cela est possible. Si l’ingestion est récente, le vétérinaire peut ainsi administrer du charbon activé et/ou pratiquer un lavage du jabot/proventricule. En cas d’ingestion de végétaux du genre Allium, l’administration d’agents antioxydants est parfois proposée, bien que l’efficacité de ce type de traitement ne soit pas réellement prouvée. Selon la gravité, une transfusion sanguine est parfois envisagée. Enfin, lors d’intoxication au muguet, l’usage de l’atropine peut s’avérer utile pour lutter contre le ralentissement du rythme cardiaque.

Conclusion
De nombreux végétaux présents dans nos maisons présentent un certain risque toxique.

Pour la plupart d’entre eux, il est frappant de constater que les scientifiques manquent d’informations quant à leur toxicité exacte chez les perroquets de compagnie.

Les preuves de cette toxicité existant chez d’autres espèces animales ou chez l’homme, ceci doit inciter le propriétaire à la prudence.

Par mesure de précaution, on conseillera donc d’éviter de disposer des végétaux tels que muguet, lys, Dieffenbachia, Philodendron, Epipremnum, Monstera, Spathiphyllum, Ficus et Euphorbia pulcherrima, dans les endroits fréquentés par les animaux.

Par ailleurs, on retiendra qu’il est parfois dangereux de donner à son perroquet des aliments issus de notre alimentation, en particulier de l’avocat, des végétaux du genre Allium, ainsi que de la rhubarbe et de l’oseille.

On évitera également de laisser le perroquet jouer avec des noyaux de Prunus.

Comme cela est malheureusement souvent le cas lors d’intoxication, il n’existe pas d’antidote. Le traitement est donc symptomatique d’une part, et il vise l’élimination du toxique d’autre part.

Vu le manque de données dans la littérature scientifique, le vétérinaire, face à un perroquet ayant ingéré l’une ou l’autre plante suspecte, réservera souvent son pronostic.
 

 


 

[1] On exprime toujours les doses toxiques (= dose qui entraîne des signes d’intoxication) en mg ou g de toxique par kg de poids vif d’animal. En effet : la dose ingérée par un animal est plus ou moins dangereuse pour lui notamment en fonction de son poids corporel. Plus un animal est lourd, plus le toxique est « dilué » dans sa masse corporelle et donc moins dangereux il est. Prenons un exemple : si un toxique présente une dose toxique de 1 g/kg, il suffira, pour un perroquet de 1 kg, qu’il ingère 1 g de substance pour présenter des signes d’intoxication. S’il s’agit d’une vache de 500 kg, il faudra qu’elle ingère 500 gr de la même substance pour présenter des signes cliniques équivalents. 

Mise à jour le Dimanche, 27 Décembre 2009 19:05

Intoxications : les métaux lourds

Les intoxications chez le Perroquet de Compagnie

 

Dr. Christine CUVELIER
Service de Pharmacologie, Pharmacothérapie et Toxicologie des animaux domestiques, Département des Sciences Fonctionnelles,
Faculté de Médecine Vétérinaire, Boulevard de Colonster 20 B41, 4000 Liège


Dr. Ioan Mihaï SZALO, Dr. Frédéric GANDAR

Clinique aviaire, des rongeurs et des lagomorphes, Département clinique des animaux de compagnie et des équidés,
Faculté de Médecine Vétérinaire, Boulevard de Colonster 20 B42, 4000 Liège

 

Partie 1 : Les métaux lourds

Trois articles composent cette série

1. Les métaux lourds
2. Les plantes toxiques
3. Les produits et les aliments au quotidien

danger

« Empoisonnement lt;span style="color: #808080;">», « substance toxique », « substance nocive », « toxine », « poison », « intoxication », sont autant de mots différents, fréquemment utilisés dans le langage courant pour aborder ce qui touche à la toxicologie vétérinaire.

Face à la diversité des termes employés, il peut être utile d’effectuer une clarification, afin que chacun comprenne correctement la suite de l’exposé. Sans entrer dans trop de détails, deux définitions méritent d’être apportées ici.

Tout d’abord, les notions « d’empoisonnement » et « d’intoxication ». « Empoisonnement » et « intoxication » sont des termes qui recouvrent des notions similaires, le premier étant plutôt utilisé dans le langage courant — et souvent pour désigner un acte intentionnel —, alors que le second est un terme appartenant davantage au langage scientifique.

Dans la suite de l’exposé, nous parlerons donc préférentiellement « d’intoxication », terme utilisé pour désigner l’ensemble des troubles dus à l’introduction d’une substance toxiqu

e dans l’organisme. La seconde définition importante est celle de « substance toxique ». Une substance toxique peut être définie comme « toute molécule étrangère à l’organisme et capable d’exercer des effets néfastes sur les organismes vivants ».

Ces notions étant à présent définies, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet.

Mise à jour le Lundi, 28 Décembre 2009 06:39 Lire la suite...

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