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Douleur chez les animaux

Douleur chez les animaux: indices liés au comportement

 

Sources

Chez un animal d'expérimentation, les indices les plus faciles à observer sont les changements de comportement. Les animaux modifient leur comportement en réponse à la douleur, surtout si celle-ci se prolonge. Ces changements dépendent de l'intensité de la douleur, de la tolérance de l'animal, de l'espèce et même de la souche à laquelle il appartient, du contexte d'apparition de la douleur et de divers autres facteurs. La douleur de courte durée (p. ex. injection) peut être très bien tolérée selon le site de l'injection et la substance injectée. L'injection sous-cutanée d'une substance non irritante peut n'entraîner aucun changement de comportement. D'autre part, à la suite de l'injection sous-cutanée d'une substance irritante, l'animal peut gratter le site de l'injection. La répétition de ce grattage du même site est un changement de comportement. Les animaux dont le pelage est envahi par les parasites ont parfois le même type de réaction : ils se mordent jusqu'à produire une irritation de la peau.

Une douleur intense et peu durable peut provoquer une réaction d'aversion. Un animal habituellement docile et amical peut tenter de mordre une personne qui lui fait mal, ou bien il peut tenter de fuir la cause de la douleur.

La douleur chronique ou à long terme (p. ex. arthrite, intervention orthopédique) a de bonnes chances d'entraîner des modifications plus discrètes du comportement. Les animaux et les humains réagissent à la douleur par des mécanismes de réponse internes et externes. Les voies descendantes allant du cerveau à la moelle épinière réduisent la sensation de douleur par inhibition de l'activité neuronale. De plus, il y a libération de substances qui ont les mêmes effets que les opioïdes (p. ex. endorphines et enképhalines). Ces réactions internes à la douleur ont pour effet de réduire les réactions externes de modification du comportement. Souvent l'animal qui ressent une douleur se tient à l'écart du groupe, il est moins actif et répond moins bien aux stimuli externes. Il arrive que, sous l'effet d'une douleur persistante, il aggrave sa blessure. Ce phénomène apparaît sous une forme extrême chez les animaux dont les nerfs du pied ont été sectionnés. Dans ce cas, il apparaît souvent un névrome qui produit une douleur semblant provenir du pied qui a subi une dénervation. Pour tenter de soulager cette sensation, l'animal peut aller jusqu'à se mordre gravement les doigts. Le plus souvent, sous l'effet d'une douleur persistante, l'animal gratte le site touché. Nous savons tous qu'une irritation persistante nous pousse à nous gratter de façon répétitive.

De plus, beaucoup d'animaux de laboratoire sont nocturnes et dorment pendant une partie de la journée alors que nous travaillons et que les locaux sont éclairés, ce qui constitue un deuxième facteur de complication. Là encore il peut être difficile de reconnaître des signes de douleur. Cependant, pour contourner cette difficulté, on peut éteindre la lumière et observer les animaux à la lumière rouge. La plupart de ces espèces nocturnes redeviennent actives quelques minutes après le retour de l'obscurité. Les individus inactifs ou qui restent à l'écart du groupe peuvent ressentir de la détresse ou de la douleur. Il est alors possible d'observer des postures anormales (dos voûté, démarche sur la pointe des pieds).

Souvent, lorsqu'un animal ressent une douleur et quelle que soit la cause de celle-ci, il n'ingère pas les mêmes quantités de nourriture et d'eau. Comme beaucoup d'animaux utilisés en science sont logés en groupe, il est difficile de détecter ces modifications. La perte de poids corporel peut être une mesure indirecte de la diminution des quantités ingérées (aliments et eau). On peut effectuer un bon suivi des animaux qui risquent d'éprouver une douleur en mesurant précisément toute variation de poids.

Chez les animaux, le toilettage est une activité importante; toute absence de toilettage constitue l'un des premiers signes de douleur. Le poil peut être hérissé (horripilation), et non couché et lisse. Il peut être terne ou emmêlé ou former des touffes, notamment autour de la face et de la bouche ou des ouvertures anale et génitale.

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